Exclusivité : une productrice de l’huile de palme sème la colère de ses voisins à Adamavo

LAVERTE -16/05/20- La liberté  de soi s’arrête  là où commence  celle d’autrui, dit-on mais à   Adamavo, un village  situé dans la banlieue  Est de Lomé et précisément dans la Commune  de Golfe 6, une productrice  de l’huile  de palme encore appelée l’huile rouge sème  la colère  au sein de la communauté.
Notre rédaction ayant appris la détresse  des voisins du quartier a effectué le samedi 16 mai 2020, une descente à    environ  500 mètres de l’ancien marché  d’Adamavo  pour toucher  du doigt  les réalités de cette détresse.

Faits alarmants 

Visiblement, c’est un constat réel avec dans un premier  temps, les bois de chauffage  installés pêle et mêle partout  sur la voie publique ne facilitant pas la circulation à ce petit  carrefour qui mène à la maison du Chef du village  et au Commissariat de la localité.
Il sonnait  16 heures 12 minutes quand notre reporter arrivait  dans la zone. Dans les cieux, c’est  le noir. Les fumées  s’évaporent comme si nous sommes dans une grande usine de la zone  franche. Mais malheureusement, c’est  une structure  de production  de l’huile  de palme toujours à l’étape  embryonnaire qui fait sa loi devant les milliers d’habitants propriétaires d’une part et locataires  d’autre  part qui ne savent  à  quel saint se vouer.

« Je me suis  installé  ici avec ma famille il y a bientôt  30 ans bien avant  l’arrivée de cette productrice qui nous  emmerde » a informé madame Gifty Ayité, une propriétaire  de maison voisine  avant  d’ajouter  que  « j’ai mené  personnellement les démarches auprès du chef Assou Adamavo II et du 1er responsable  de la Comité de Développement mais rien n’a été fait à ce jour. Mais aux dernières nouvelles, j’ai  appris qu’elle serait  un proche du chef ».

Franchement, nous vivons  sous le joug avec cette dame dont nous ignorons l’arrivée et qui aurait le soutien et l’appui  de certains  responsables de notre communauté. Comme vous le voyez, c’est le calvaire que nous vivons  dans le quartier du vendredi à dimanche » peste un autre  propriétaire de maison qui a préféré garder l’anonymat.

Toujours chez une autre, c’est le comble avec sa pièce  témoin qui n’est  autre que son compteur  de la CEET dont les chiffres de comptage n’ont été visibles que après avoir passé de l’eau savonnée sur l’écran. Selon elle, cette productrice feind  l’ignorance dans tous ses actes même avec les eaux puantes qu’elle verse pour inonder la voie.

Une descente  chez la productrice 

À l’approche de notre  reporter, la productrice a   après une brève  discussion reconnu l’occupation  de la voie publique  mais a fait savoir que c’est  ce qu’elle fait toujours  comme commerce depuis son village natal  Vogan en passant  par Bè Souza  jusqu’à  Adamavo où elle vit présentement  et personne n’a jamais évoqué ce problème  de fumées qui dérangent. Selon ses dires, jamais  le chef Assou ne lui a  fait les reproches concernant sa production   car ce dernier même  vient s’approvisionner de l’huile en cas de besoin pour sa famille.

Contacté, Togbui Assou  reconnaît  avoir connu cette productrice  chez qui, il venait  souvent  payer de l’huile  mais jamais, il n’a été saisi  de son dossier comme quoi elle gêne les voisins  par ses activités. Toutefois, il a reconnu du moins que les bois de chauffage de la dame  sont éparpillés  partout sur la voie et causent  des désagréments  aux passants.

Somme toute, il urge de rappeler  aux responsables  de la mairie  de Golfe  6  que leur travail  n’est  pas seulement  au bureau  mais beaucoup  plus sur le terrain .  D’où  la nécessité d’être plus souvent à  l’écoute  des populations qui les ont choisies.

Nous y reviendrons…

Maurice

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